Leçon 7 · Module B · Analyser le sujet

L’absolue nécessité de penser le réel

Le moyen le plus sûr de faire plonger votre note en français-philosophie, c’est de perdre de vue le réel et de vous enfermer dans une réflexion beaucoup trop abstraite.

Par Alexandre Mouchel, professeur agrégé de lettres classiques · Vidéo de 2 min · Version écrite : 2 min de lecture

La version écrite de la vidéo se trouve juste en dessous.

À retenir de cette leçon

Vérifier au brouillon que chaque sous-partie peut s’appuyer sur un exemple tiré du réel : sinon, elle est trop conceptuelle.

Dans cette leçon

L’erreur fatale : l’abstraction

Si vous voulez échouer à cette épreuve, je vous invite à mobiliser des concepts philosophiques très fumeux, dans une réflexion uniquement intellectuelle, abstraite, perdue dans le monde des idées.

À l’inverse, si vous voulez réussir, ancrez votre réflexion dans le réel : dans votre quotidien, dans votre expérience du monde, dans ce que vous connaissez de l’histoire.

En français-philosophie, nous voulons penser le réel à tout moment de la copie. Une copie qui ne serait qu’abstraite et conceptuelle ne peut pas obtenir une bonne note. Et surtout, ne vous dites pas que vous allez réussir à « enfumer » le jury avec un jargon philosophique compliqué.

Plus vous penserez le réel, mieux ce sera. Attention, il ne faut pas tomber dans le trivial non plus. Mais la vie, le réel, doivent être présents à tout moment : c’est la vraie vie, c’est notre quotidien qui doit guider notre plume.

Le test du réel

Au moment du brouillon, je vous invite à faire un test très rapide sur chacune de vos sous-parties. Je l’appelle le test du réel.

Dans la dissertation, nous dialoguons avec le sujet en nous appuyant sur le réel. Pour chaque sous-partie, demandez-vous donc :

Puis-je trouver un exemple tiré du réel, de l’histoire ou de la vie quotidienne, qui montre que l’argument défendu par cette sous-partie trouve un écho dans le monde qui nous entoure ?

Si vous ne trouvez aucun exemple tiré de votre expérience du monde, c’est que votre sous-partie est trop conceptuelle. Il va falloir ancrer un peu plus votre réflexion dans le réel.

Ce test ne vous oblige pas à placer un exemple tiré du réel dans chaque sous-partie. Il sert simplement à vérifier que votre argumentation n’est pas trop conceptuelle, que vous n’êtes pas trop dans le monde des idées, et que vous avez bien les deux pieds sur terre pour penser le monde qui vous entoure.

À retenir

Les concepts sont utiles pour problématiser, pour comprendre les problèmes philosophiques posés par le thème de l’année. Mais on doit toujours, toujours raccrocher l’abstrait au concret.

La suite : formuler la problématique

Maintenant que nous savons qu’il faut toujours ancrer notre réflexion dans le réel, voyons comment annoncer la problématique dans l’introduction. C’est l’objet de la leçon suivante.

Appliquer ce geste à votre propre copie

Vous comprenez la méthode, mais sa mise en œuvre reste difficile ? En cours particulier, nous partons d’un de vos devoirs pour identifier le point à retravailler et le corriger ensemble. Réservez directement votre créneau dans mon agenda.