Préparer un concours de manière rationnelle
Un concours se prépare de manière rationnelle. On cherche à ce que le rapport entre l’heure travaillée et le point supplémentaire obtenu joue en notre faveur. Concrètement, on regarde le coefficient de chaque épreuve et l’on organise son travail en fonction de ce coefficient. C’est tout à fait logique, c’est tout à fait rationnel : il faut procéder ainsi.
Or l’épreuve de français-philo est beaucoup trop négligée par les candidats, alors même qu’elle occupe une place très importante dans l’ensemble des coefficients.
Une épreuve qui peut changer un parcours
Une mauvaise note en français-philo peut tout à fait vous coûter une admissibilité. À l’inverse, une bonne note peut vous faire passer tout juste la barre d’admissibilité, et vous ouvrir des écoles auxquelles vous n’auriez jamais eu accès autrement.
Cette année, j’ai accompagné un élève qui a été admissible aux Mines en partie grâce à sa note de français-philo. Quand nous avons commencé à travailler ensemble, ce n’était pas un concours dans lequel il se projetait. Vous voyez à quel point cette épreuve peut être déterminante.
C’est même une épreuve particulièrement intéressante : elle est tellement négligée que, si on la travaille un peu, on prend tout de suite de l’avance, et des horizons s’ouvrent grâce à elle. Travailler cette épreuve paie énormément, justement parce que de très nombreux candidats la négligent.
Combien de temps, concrètement
En consacrant entre 10 et 20 % de votre temps de travail global de la semaine au français-philo, vous lui donnez le temps qu’il mérite, et vous mettez toutes les chances de votre côté.
Ramené à la journée, cela représente 15 à 20 minutes par jour. Ce n’est pas considérable, et c’est pourtant suffisant pour cette épreuve.
Remplir ces 15 à 20 minutes n’a rien de difficile. Il existe de petites briques de travail, faciles à mettre en place, que je vous présente tout au long de cette série : lire des rapports de jury, problématiser des sujets, constituer votre patrimoine de textes, apprendre des micro-citations, réécouter les œuvres… Vous allez le voir, c’est en plus assez plaisant.
À retenir
À l’échelle de la semaine : 10 à 20 % de votre temps de travail personnel. À l’échelle de la journée : 15 à 20 minutes. C’est la régularité qui vous permet de progresser et d’accumuler petit à petit, presque sans effort, les connaissances et le savoir-faire dont vous aurez besoin le jour de l’épreuve.
La suite : ce que veulent les jurys
Les jurys disent noir sur blanc ce qu’ils attendent dans vos copies. Dans la leçon suivante, je vous montre où trouver ces exigences et pourquoi il faut absolument les lire.
