Sans cette règle, tout le reste ne sert à rien
Si la dissertation est un combat de boxe, c’est aussi un tango que l’on danse avec le sujet. À tout moment de la rédaction, vous gardez le sujet près de vous. Vous dansez avec lui. Vous ne le perdez jamais, jamais de vue.
Le moyen le plus simple et le plus efficace de vous conformer à cette nécessité, c’est de toujours citer au moins un des mots du sujet dans chacune de vos sous-parties. Au début, au milieu ou à la fin, c’est vous qui choisissez : mais d’un bout à l’autre de la copie, il n’y a pas une seule sous-partie sans un ou plusieurs des mots qui composent le sujet.
Pourquoi c’est indispensable
Revenons à nos images.
- En dissertation, nous sommes des boxeurs. Et un boxeur qui frappe dans le vide ne marque aucun point : vos coups doivent entrer en contact avec le sujet pour montrer la faille qui s’y loge.
- La dissertation est aussi un dialogue avec le sujet. Mais le sujet ne va pas dialoguer tout seul avec vous : c’est vous qui organisez ce dialogue. Faire apparaître les mots du sujet, c’est le moyen de dialoguer facilement et efficacement avec lui.
D’où viennent ces mots ?
Souvenez-vous de la dernière des cinq questions à poser au sujet : quels sont les mots les plus importants, que je vais pouvoir convoquer tout au long de mon développement ?
Portez ces mots sur votre brouillon, dans votre plan, pour chaque sous-partie. Au moment de rédiger, convoquez ceux qui vous semblent les plus intéressants pour l’argument défendu par la sous-partie.
Où les placer : de préférence à la fin
Vous pouvez placer ces mots à peu près n’importe où dans votre sous-partie. Au début, pour poser le cadre, cela peut marcher ; à l’intérieur aussi. Mais le plus intelligent, c’est de les faire apparaître à la fin de la sous-partie, en manière de conclusion au développement que vous venez de mener.
En procédant ainsi, vous transformez votre développement en réponse au sujet. Votre correcteur comprend tout de suite que votre raisonnement était au service du dialogue que vous devez entretenir avec le sujet.
À retenir
Il s’agit toujours de montrer activement que vous répondez au jugement porté par la citation : que vous n’êtes pas hors sujet, que vous restez accroché au jugement soumis à votre intelligence, et que vous dialoguez bien avec lui.
La suite : la conclusion
Maintenant que nous savons rédiger l’introduction et le développement, passons logiquement à la conclusion. Dans la leçon suivante, nous voyons ce que les jurys attendent pour ce moment qui clôt votre devoir.
