Comment utiliser ce bilan
Pour chaque question, cherchez d’abord la réponse vous-même, de mémoire, avant d’ouvrir la réponse. Dans la vidéo, mettez régulièrement sur pause. Cet effort de remémoration active est ce qui ancre vos connaissances : plus vous irez chercher en mémoire l’information dont vous avez besoin, mieux vous la maîtriserez.
Lire et problématiser le sujet
Quelle est la première chose à faire devant son sujet de dissertation ?
Le lire, évidemment, mais avec la plus grande naïveté possible. On cherche à comprendre littéralement ce qu’il signifie, en s’interdisant d’aller tout de suite chercher des pistes d’interprétation ou les concepts manipulés pendant l’année. On le reformule ; on s’attarde sur les mots qui semblent difficiles pour s’assurer qu’on a bien compris. C’est à partir de cette compréhension littérale qu’on peut tendre vers la problématisation. (Leçon 5)
Pourquoi peut-on être sûr, avant même de s’asseoir pour composer, que le sujet sera attaquable sur au moins un aspect ?
Parce que c’est l’essence même de la dissertation. C’est un exercice académique et rhétorique qui vous propose de dialoguer avec un sujet vrai sur au moins un aspect, mais qui contient des failles que vous êtes invité à révéler, puis à résoudre. Le jury choisit donc obligatoirement un sujet à la fois satisfaisant et insatisfaisant ; sinon, il n’y aurait pas de dialogue, et pas de dissertation. (Leçon 1)
Comment explore-t-on les mots du sujet au brouillon ?
Avec de petites cartes mentales : synonymes, antonymes, ce à quoi nous font penser les mots du sujet, de façon à comprendre, de mot en mot, ce que veut dire le sujet. Et avec des schémas, des dessins qui font saisir d’un coup d’œil les dynamiques du sujet et la direction dans laquelle il nous emmène. (Leçon 6)
Qu’est-ce que la méthode du système solaire ?
Toute citation, surtout quand elle est longue, contient un « soleil » : la thèse centrale que l’auteur cherche à développer. Autour gravitent des satellites, des mots importants et intéressants, mais périphériques par rapport à cette thèse. On isole les satellites pour toucher du doigt plus rapidement le cœur du sujet et saisir plus vite la thèse défendue. (Leçon 5)
Quelles sont les cinq questions à poser, dans l’ordre, à n’importe quel sujet ?
1. De quelle situation concrète de la vie courante puis-je rapprocher la citation ? 2. Comment l’expliquerais-je à mon petit frère de 8 ans, qui n’a pas encore toutes les ressources pour la comprendre seul ? 3. Qu’est-ce que l’auteur idéalise à l’excès ? 4. Qu’est-ce que l’humanité tout entière perdrait de sa compréhension du monde si elle pensait comme l’auteur ? C’est là qu’on commence à voir les failles du sujet. 5. Quels mots du sujet garderai-je toujours près de moi dans mes sous-parties, pour montrer que je dialogue avec lui ? (Leçon 6)
L’introduction et le plan
Avec quoi commence-t-on son introduction ?
Avec une amorce ancrée dans le réel : un exemple tiré de l’histoire, un fait scientifique, quelque chose qui ancre dès la première phrase la réflexion dans le réel. Bien choisie, elle amène petit à petit le sujet, puis la problématique. Surtout pas de citation d’un autre auteur : les jurys découragent cette pratique, et on ne fait pas concurrence à la citation du sujet. Retenez : les deux pieds de la dissertation dans le réel, dès la première phrase. (Leçon 9)
Combien de grandes parties, et combien de sous-parties ?
Cela dépend du concours : X-ENS et les Mines ont tendance à privilégier un plan en trois parties, alors que Centrale, par exemple, encourage un plan en deux parties. Dans tous les cas, on essaie d’écrire trois sous-parties par grande partie. (Leçon 10)
Faut-il citer les trois auteurs partout ? Et combien d’exemples par sous-partie ?
Les trois auteurs au programme doivent apparaître dans chaque grande partie, mais pas obligatoirement dans chaque sous-partie. Et c’est l’exploitation des exemples qui intéresse le jury : mieux vaut s’attarder longuement sur un exemple que multiplier les références dans une même sous-partie. (Leçon 11)
La rédaction
En quoi consiste la rédaction en essuie-glace ?
Dans le développement, on alterne toujours un jugement conceptuel surplombant et un exemple précis tiré des œuvres, qui vient l’argumenter et l’illustrer. Jugement surplombant, exemple précis : toujours, dans toutes les sous-parties. (Leçon 12)
Pourquoi doit-on convoquer au moins un mot du sujet dans chaque sous-partie ?
Parce que c’est la méthode la plus simple et la plus efficace pour montrer au jury qu’on traite bien le sujet et qu’on dialogue avec lui. La citation ne peut pas écrire d’elle-même dans votre copie : c’est vous qui organisez le dialogue, en convoquant un ou plusieurs de ses mots. C’est obligatoire. (Leçon 13)
Quelle est la bonne longueur d’une dissertation de français-philo ?
Entre 6 et 8 pages. Il n’y a pas besoin d’écrire plus : au contraire, plus vous écrivez, plus vous donnez au jury de quoi pénaliser une imprécision ou une erreur. On concentre son argumentation pour avoir tout dit en 6 à 8 pages, et cela suffit pour obtenir une excellente note. (Leçon 15)
Et maintenant
Vous avez la méthode, le cahier des charges et les gestes. Le reste ne dépend plus que de vous et de votre travail. L’épreuve de français-philosophie a une grande qualité : elle récompense le travail. Travaillée avec la bonne méthode, elle porte vraiment ses fruits, et elle peut vous faire gagner beaucoup de places au classement général.
Imprimez le guide offert, accrochez-en les pages au-dessus de votre bureau : il est très important d’être guidé quand on parle de méthode de travail et d’exercice académique.
En résumé
Chaussez vos gants, cherchez la faille, et ne vous éloignez surtout pas de votre partenaire de tango.
Travailler avec moi
J’accompagne chaque année des élèves de classe préparatoire scientifique, et je suis toujours très heureux de leurs résultats. Si vous voulez faire un diagnostic de votre méthode de travail ou prendre des cours particuliers, vous pouvez réserver directement un créneau dans mon agenda. Ce sera un plaisir de vous rencontrer et de vous aider à réussir cette épreuve très rentable, parce que négligée par un très grand nombre d’élèves, et qui donne régulièrement les clés d’une admissibilité, puis d’une admission.
